tu colories les trajets d’un point à l’autre

avril 30th, 2008

Chocolate smiles

avril 29th, 2008

Les jours sont plus noirs, les nuits plus proches, la petite grand-mère me sourit, sa tête est pleine d’herbes qui poussent avec beaucoup d’eau, elle est mieux comme ça que pleine d’eau bouillante qui m’écorchait les mains (so bad, si méchamment).
Chocolate smiles would you know it sudden et votre visage est découvert- arènes rescapées et un mur de tags à la fin, bouteilles brisées croûtes barbelées, sun flower trees, bacs à sable dégénérés pour les absents et un mur plat pour grimper sur les lettres. Les pyrophores émergent en file à la nuit tombée et les oiseaux s’essuient le bec sur les bûchers à votre pied, lentement transformés en ma proie, étoiles bleues râlant tout près- Et une petite- A small- So far so-
Juillet en plein brouillard.

New eyes ?!
I’m puzzled
Got an operation ?
Colour lenses ?
Tell me more
Please
Echecs, que nenni, Phil avait apporté son ampli et sa basse, nous sommes allés dans la grange et j’ai découvert ma trompette d’enfant, je chuchotais dedans et le son tapait les murs avant de revenir à la guitare, nous étions très près l’un de l’autre sans micro, différent d’avril où je me déplaçais dans la grange en poussant ma voix dans les poutres très haut.
Papa a fait quelques belles marches de douze kilomètres, qui ne le satisfont pas vraiment, pour lui marcher c’était trente kilomètres dans la journée ou bien un sommet, alors il appelle ça faire le tour du pâté de maisons.
Il y a eu Hannibal, venu nous rendre visite quelques jours avec son carnet d’aquarelles (parfaitement honorable) et son carnet de blagues (moins glop), les mêmes depuis toujours, à la fin du repas, hop, trois histoires drôles, Ça fait cent mille quinze fois que je l’entends celle-là disait Phil -Ah? -La première fois j’avais huit ans, c’est sûr -Ah oui, mais Lol, elle connaît pas -Mais Lol, elle n’est pas là !?…
Le soir Hannibal me rejoignait sur le muret où je m’isolais pour écrire et il commentait les étoiles -Là, c’est la Voie Lactée -Hhhmm -Si, si -… -Tu crois pas? -Je sais pas, Hannibal, j’y connais rien -La Voie Lactée, ces traînées blanches en une seule ligne -Mais y’a des traînées blanches en pâté de ce côté-ci, regarde, moi je crois que ce sont des nuages -Des nuages, pouh! La Voie Lactée -Oh yes !!
Quand j’arrêtais d’écrire, difficile avec la Voie Lactée, Hannibal regardait mon carnet -Tu me lis une page ? -Ce sont des notes -Lis-moi donc un bout -Tu vas trouver ça incompréhensible et parfaitement inintéressant, Hannibal, c’est même pas un brouillon -Un petit passage ?
Je lis quatre lignes.
-Mmmm… intéressant- mais incompréhensible, dis-moi ?
(Je l’ai dit-)
Il nous fallait ce rituel pour parler ensuite de la Mauritanie, du désert et des peuples nomades, il y va plusieurs fois par an en mission, j’apprends quelques mots de dialecte à chaque fois et ses anecdotes sont soudain plus passionnantes que les blagues de la fin des repas.
Maman avait omis de nous dire qu’il y avait une piscine alors nous nous sommes baignés avec nos slips, ma culotte est bouffée par l’eau de javel, elle n’en finissait plus de pendre sur mes fesses malgré les kilos que j’ai pris, il était temps que ça se termine, elle est passée à la poubelle ce soir.
Puis Lol est rentrée du Mexique et nous sommes allés la chercher à Marseille. Elle avait comme toujours son pantalon à pattes d’ef avec un feu au plancher, nous avons passé ensemble les derniers jours, c’était du bonheur. C’était la seule à avoir un maillot de bain, et puis des palmes, les palmes c’est très pratique pour taper les taons qui t’attaquent dès que t’as un bout hors de l’eau les sales bêtes, problème c’est quand tu tapes trop fort ça fait des bleus en assommant le taon.
Mais nous avons commencé à écrire avec Lol l’histoire des Chasseurs de Temps.


Azul taiwan

avril 29th, 2008

Comment un mot en arrive à circonscrire des terres lointaines, l’une en Asie, l’autre au Maghreb et, passant d’un nom de pays à un mot-valise, oublier le pays, rapprocher, comme le temps, des vies aux antipodes.
A force de voir Made in Taiwan-

Ancienne Formose et ficelles bidouillées, C’est taiwan en Kabylie, tout ce qui était copié et bricolé dans les années quatre-vingt et, partant du bidule à moteur, s’étend à la cuisine, à la couture, à la manière de définir sa vie, comme moi en ce moment, je vis taiwan, ça tiendra le temps que ça tiendra.

Comme une vie ?
Et comment grâce à ce mot je suis au milieu de tout ça avec ma propre vie de narrateur, ma vie bricolée, taiwan.

Syllabes chiffonnées comme les hommes et les cœurs des fleurs, au café-restaurant « Chef » à Beyrouth dans le quartier chrétien, tous les clients sont accueillis avec le même « Welcome », syllabes tonitruantes, tous les hommes sont accueillis avec le même « Welcome » et vont prendre place dans un silence impeccable sous le regard bref des clients déjà attablés, acteurs imperceptibles d’un spectacle revu minute après minute jour après jour depuis Birûta et les premiers marins du port, depuis le Tell Ottoman dont les ruines nouvelles surgissent chaque jour contre les barbelés et les immeubles défoncés.
Toutes vies confondues.
Dans l’odeur de la merde et des caillots de sang.

Hymnes tenaces à travers les murs, voix lentes, matières mélancoliques scandées par la chute des marrons trop tôt mûrs sur les planches de la place, fontaines, fuites tenaces, carillons de fer.

Sur la corniche loin de Gemayzeh, la voix du muezzin, un siège de campagne, country seat, maison de famille dans les montagnes, pas tapissent le sol, pénombre toujours, saluer les visages âgés sur les murs à l’étage, deux corps se frôlant en de précis motifs, en haut en bas dans la chambre de ma dame, le fumoir repose dans les parties souterraines, deux corps en ligne sur les coussins bas, les cuivres indifférents brûlent au fond des coins, olives perdues des années perdues, un chemin vers le haut, frôlant les briques tremblantes de la terrasse, les corps vont plus loin que leur peau, Araméen derrière le mur, la vie est loin ici, à l’intérieur du ciel dans les montagnes, coulée dans le travail des briques sur l’extrême bord du toit.
Deux corps debout, l’un d’eux sur le plancher, a pu tomber par-dessus bord déjà, vers d’étranges lieux, désirs, terres étrangères, les terres étrangères sont les mieux connues.
A partir d’un bail signé en mon nom dans cet endroit là, Beyrouth, Birûta harcelée par les images d’un lieu, qui saurait lequel ? Facile de trouver des endroits coupés du monde, poursuivre la confusion, établir des filiations.

hallucigenia

avril 29th, 2008

Hallucigenia, hallucigenia, ce merle noir est revenu ce matin, 5h comme les autres fois où j’étais ici, à gratter les planches du parquet près de mon lit. C’est une drôle de bâtisse en bois dans un jardin perdu. Le ciel est blanc, il neige dans Dolau Van, c’est la mousse du lait sur le café, Iain m’a préparé un cappuccino, je n’aime pas le boire, j’aime bien le regarder, hier nous avons bu tous nos cafés dans le jardin perdu mais aujourd’hui il neige alors nous buvons notre café devant les ordinateurs. Je ne pourrai pas rentrer mardi.
Mercredi soir.
J’espère.
Je dors dans la pièce du fond, la pointe des feuilles fouille le bas des vitres, les herbes gouttent brusquement, le dessus de lit rose couvre l’espace mieux que la nuit boiteuse, quelques livres en français, quelques livres en anglais, deux en suédois, je ne lis pas le suédois.
Le percolateur ronfle, les premiers jours Iain faisait des cappuccino, je les alignais devant les machines. Iain avalait les lignes de cappuccino en fixant les écrans, je me préparais des cafés noirs. Je rentre jeudi soir.
Puis Iain m’a fait des cafés noirs, peut-être s’est-il lassé de boire des lignes de cappuccino.

Maintenant il ne fait que des cafés noirs, juste une erreur vers la fin, un louchement des doigts lorsque sortir n’était plus possible, la neige tournée en gelée, le ciel trop dense, nostalgie de la mousse, cappuccino again. Nous n’aurons pas fini vendredi soir.
L’arbre porte ses morts à l’intérieur de lui /
r ·e ·s· p· i· t· e /
Plus il grossit plus il y a de morts /
Pas de répit.

Aras Nevan

avril 29th, 2008

Il dit qu’il est attiré par le feu. Qu’il était. Quand il était enfant.
La première fois- le reste de la famille devant la télé dans l’autre pièce- il était dans la cuisine, l’armoire dans le coin dans laquelle sa mère rangeait les rebuts et l’épicerie, le carton de légumes secs dessous, il prend la boîte d’allumettes, ça fait longtemps qu’il a ça dans la tête, il prend une allumette. Il la frotte contre la boîte la remet dedans pose la boîte sur le sol et hop toutes les allumettes collées en un seul bout rouge, pas de flamme. Déconcerté, il pousse la boîte du pied la dissimule sous l’armoire.

La boîte mange un morceau du carton déchiré, l’obscurité épouse les flammes, il ne bouge plus. Tout se passe là-dessous, parti, noir, tout est là d’un coup lâché l’odeur- Qu’ai-je fait ? Sa mère surgit, éteint le feu.
Tout consumé sous l’armoire- il s’est pris une raclée.

Une autre fois dehors, silence, l’herbe tondue pas si court, chaleur, il retrouve la boîte et les allumettes- il a tout prévu, la vieille valise en carton, Je fais pipi sur les flammes, ça les éteint, si ça ne suffit pas je pose la valise sur les flammes, ça les étouffe. Comment ça marche un feu, il se sent comme lui, il serait étouffé par le pipi ou, c’est sûr, par la valise de carton.
Il a attendu d’avoir envie de faire pipi pour lancer l’allumette, flammes d’un jet dans l’herbe, le pipi ne suffit pas, la valise prend feu par-dessus les flammes, les arbres sont près d’ici, la maison au bout des arbres- Qu’ai-je fait ? Il ne bouge plus.
Sa mère le tire ou le pousse, ses pieds roussis dans l’eau des seaux, flammes tuées, il s’est sauvé pour échapper à la raclée-
Le soir t’oblige à rentrer lui crie sa mère.
Il n’a pas échappé à la raclée.

Tout a eu lieu quand il avait entre huit et dix ans.
L’huile d’olive traîne son doigt bleuté comme celui des escargots par les journées brûlantes où la lumière monte en tremblant et tout le monde à l’intérieur /
sauf lui /
Il faudrait qu’il retourne.

Raclées soudaines des flammes. Des années après et le soir t’oblige-t-il encore à rentrer ?

Oui le soir m’oblige toujours à rentrer car l’homme il a inventé la maison pour ça.
A bientôt pièce d’argent dans l’eau.

Trente ans qu’il n’est pas revenu.
Tous les soirs au serein les embarcations accostent en silence, Trésor de Pirates dit-il en parlant à sa mère le nez contre les cailloux. La mère n’entend pas, retranchée derrière les dernières vaguelettes de feu au milieu des plaques lépreuses et calcinées.
Car le sang noircit vite.
A NewO méandres pâteux, les tentacules brassent lentement la boue, les arbres bougent par le bas, humeurs marécageuses également divisées entre colère et bêtise.
Dans une langue éparpillée.

serein

avril 29th, 2008

Bloc 401, il y a dans un coin une brebis qui accepte de rester seule jour et nuit enfermée dans quatre mètres carrés, murs jaunes striés de chiures, pailles verdies. Le chat rayé a eu un oeil crevé par la faucheuse pas de chance dit-on par ici pas se rouler dans l’herbe, Je veux PAS de femme dans mon jardin dit le vieux voisin à Sève qui lui propose son aide, les Templiers sont de retour chaque année, de Belgique ou d’ailleurs, avec vélos et chevaux pour des pique-niques pleins d’espoir- le trésor de Gisors- Vous avez déjà essayé gruyère et banane?
Silence /
Non /
Les légendes sont des vautours qui coulent leurs /
leurs falling bones sous nos ongles, les perruches couinent le soir sous une étoffe rouge plus fort que les moustiques, failles brèches ratages, frôlements tectoniques noircissent quand ils se rejoignent, trop précises fontanelles plaques instantanées pressions d’un doigt mordu dégoûté indécences, chantiers, rages, chantiers, partages vulnérables, friches de buis vagues desséchées- créatures enfouies paradises fondus dans le bruit du mur, moisissures germes assoiffés /
Brebis observe.

Je vois deux crottes là -Et là -Moi je joue pas là -T’as peur pour tes pieds ? -Mais les crottes, regardez, y’en a pas le long de l’eau, ça nous fait une bande pour jouer -Moi je joue pas là -Je sais pas si vous avez remarqué, c’est des grosses crottes -Pas des crottes de caniche -Mais les caniches, y viennent là -Peut-être, mais y chient pas, ici c’est des grosses crottes -C’est parce que les petites tu les vois pas-
Ah-
J’ai pas bien compris, c’est quoi, le miracle ? -C’est le cardinal, il arrive sur ses roulettes et tout le monde arrête de forniquer et se met en rang -Et toi, t’as compris quand est-ce qu’on jouait ? -Moi il me tarde de voir forniquer -Belle Qui Tient Mon Vit tatatitititata et LÀ, le péché s’abat et vous êtes TOUS par terre et vous rampez avec vos instruments -En jouant ? -En jouant.

Cavernes enfumées, rien n’est plus comme demain, demain arrive vite sur une route décelée hier à cause d’un camion, Beyrouth, Larzac, une cité sur le bord de la guerre, un plateau déserté, résistances et des hommes, la manière dont ils soufflent, des bougies ou des lois, treillis gris ou verts, bérets noirs ou rouges, tanks fanés /
explosions /
plumes troussées sur le cul des vautours /
peaux trouées pétrifiées-
Ils dorment, les oiseaux.
Square figures scarabes pathétiques les créatures à carapace portent chance lapins se sont fait la malle et rigolent bien là où ils sont.

Larzac, Room 401, Département d’Amélioration Animale, elle accepte de rester enfermée seule jour et nuit dans quatre mètres carrés de murs nus, les vautours surveillent avant de couler, le roquefort parle, je fais griller des côtelettes sur la place de Monredon.
Je me réveille à des années lumières, les bambous claquent dans le courant d’air au-dessus de la porte, il n’est pas rentré hier soir, les moutons bêlent vaillamment le long d’une pente hargneuse, les paniques des jours précédents confondues avec les aboiements des chiens et le gaz des camions. Barnabé s’est tiré de la maison pour la hmpfième fois, téléphoner aux voisins près de la nationale pour le guetter, deux coups sans décrocher pour aller le chercher, une heure du matin, Sève s’arrête sur le chemin du retour, elle a vu x puis y, je suis z. Une dernière cigarette roulée avant la route, les questions s’étalent sous les pneus, dodo.

On dit.
Serein, une humidité fine et délicate sur la terre du crépuscule- on dit aussi qu’on attrape le mal à la tombée du serein mais cela je ne le crois pas- ici il pleut ce soir et c’est bien, la bougie brûle sur mon bureau avec le bruit des gouttes d’eau sur la bassine de métal par la fenêtre ouverte, nous avons décidé d’un commun accord de-
de la rencontre amoureuse comme événement impensable mais ça n’a pas duré- ce soir était rare et précieux.

…que le temps t’es plus léger et plus entier là où tu es. Il y a peut-être le grand aigle sauvage derrière la montagne ?
Dans le Larzac il y avait les vautours. Quand ils repèrent une proie ils se laissent tomber, on dirait qu’ils coulent comme un grand rafiot chargé, on dit fondre sur sa proie, je n’arrive pas à imaginer, pas à imaginer un vautour fondre.

Pois chiches

avril 29th, 2008

Il mange des pois chiches à tous les repas, elle dit que ça ne le fait pas péter, il ne mange que des pois chiches depuis des années, elle ne sait pas combien parce qu’elle l’a rencontré récemment, et encore, elle n’était pas au courant de cette particularité de ses habitudes alimentaires avant d’être invitée chez lui, à vrai dire les pois chiches ne l’ont pas fait péter non plus, c’était plus qu’elle n’aime pas les pois chiches à chaque repas, surtout les pois chiches en boîte, à peine s’il les faisait chauffer, elle a acheté un jour un cageot de pêches, il en a mangé plusieurs, c’est donc qu’il est capable de manger autre chose que des pois chiches.
Elle a aussi acheté une bouteille de vin sucré. Il en a bu.
Quelquefois sa mère, qui vivait dans la grande maison de maître, apportait du fond du terrain une assiette de riz blanc.

PS : On a mangé des pois chiches ce midi chez Daphné, elle confirme, les pois chiches ça fait péter si trop en manger- tous unis sur ce front- Il est un gars solide et un résistant.
La rébellion se coule dans les moindres souffles issus de tous les orifices disponibles. Soon…

Il est mort ce matin sur un chemin à peine tracé dans la neige, aux côtés d’un homme aveugle, une voiture qu’il n’a pas vue, un homme que la voiture n’a pas vu, l’aveugle n’a rien vu non plus.

Fou

avril 29th, 2008

Céret en Pays catalan, Raphaël est prof à la fin des années soixante lorsqu’il rencontre Zoé. Zoé est féministe. Elle travaille dans un bureau. Raphaël est marié, il divorce.
Plus tard, ils vivent une vie rustique, Pyrénées orientales, des chèvres dans la montagne, lait, fromages, trente minutes en vieille caisse sur un raidillon douteux ou trois-quarts d’heure à pieds à travers la montagne pour rejoindre Céret. Eau froide sans électricité. Zoé parle d’amour fou. Leur bébé naît dans la vieille ferme. J’avais une photo de Zoé avec ce gros bébé brun sur les genoux, le sol était de dalles de pierre grossièrement équarries, joints de terre ravagée par les lavages, les angles creux des pas.
Sur la photo, Zoé est heureuse. Plus tard, Raphaël est berger dans une autre ferme, Zoé s’occupe seule des chèvres. Ensuite Zoé descend passer l’hiver à Céret. Trop froid pour le bébé. Raphaël descend aussi, Zoé trouve un emploi de secrétaire.
La vieille ferme est louée à des anglais pour l’été.
Raphaël retourne à Paris. Un poste de prof.

laora idafia

avril 29th, 2008

Comment notre visage ne peut pas exprimer notre manière d’être, disait-il. Moi qui croyais que mon visage était la vitrine de mon âme.
Comment on essaie de voir ça, le monde, les hommes, nous-mêmes, avec comme seul point de repère des lieux infimes, un morceau de corps, un morceau de langue, un plat de Laksa à Paris avec une boîte de lait de coco, la mauvaise, « C’est pas la bonne, celle là c’est pour les desserts, les boîtes marron, je t’avais dit », un plat de riz à Lodève, des feux en Méditerranée, des chèvres dans les Pyrénées, une brebis dans le Larzac, capuccinos dans le jura, ailleurs un faux prénom, un mot, des pans de silence en entier.
Facile.
On voit les choses et on pense qu’elles sont saisissables parce qu’on les a vues. Qu’est-ce qu’on a saisi ?
Quelque chose qui dure, une blessure ou…

Lightroom Burned Exports

décembre 16th, 2007

I’m disgusted just back from Thurso, that’s not why I’m disgusted, had half an idea to… but didn’t get there before-
And this guy is all right now but not less free, still it’s not why I’m disgusted.
This really fine but also refined and whatnot hag, rummaging for a damned good 5 secunds wherever in my pants-
No way!
Nowhere near the drafts I used to- And really too late.
Anything against, especially as, ecoeteroa, drat to the spelling-
So with a sigh : if prosaic (yet/and) bitter tongue.

This too : quick step forwards and quick nod backwards, each time this expanding of the torso which / … Guess what? This blackbird- woke me up every morn 5ish, scratching the floors inside this wooden shack I was in at the bak of some wild seeds-
On this terrace the blackbird’s roaming through chinese mint and lavander, bits all over, no floors.
Hey, are we never to talk to each other again because we happened to sleep once together?

Novembre contracté contre deux feuilles, pingouins cabossés-
No comment.

spoon

décembre 16th, 2007

saw

décembre 16th, 2007

Salut. Bon. Je savais pas pour l’opération, t’inquiète pas ça va bien se passer, ma grand-mère y est passé et s’en est remise, (elle est juste morte depuis, mais pas de ça).
Jour de grève et tous les petits chiens peuvent aller faire pipi sur les pistes du Tramway.

pelle

décembre 16th, 2007

Calling bottom on Shoot-Up, sailing is over and all the shorts are in, it’s time for a squeeze- Only way to go from here is up with fishbones flooding the floor or under the belt, Shoot-Up rising, you’ll regret it later! (says Pouch).
Introducing Shoot-Up today, today is new cos’ it’s causing ripples, here’s what Pouch has to say in Durness, Northern Scot Land. Pink sheets announced at Morrisons, sailing over, proudly shaped new waves, Pouch is currently in a convenient unit, happy carrier in Durness (Northern Scot Land), Shoot-Up is the bath to be in.
Currently : humpf pounds fifteen a huge pre-rabbit campaign under way and the price is going higher by the mile. Shoot-Up is also experiencing unmeasurable pain of growth throughout Scot Land ports, Pouch is chain-smiling- Get in and ride else you’ll miss it.

Des fixe-chaussettes en diams pour les jours de soleil.
Revendre les fixe-chaussettes les jours de pluie.

stick

décembre 16th, 2007

Scene from the strawberry on the shortbread, for example-
Two feet under the same bed, rain is drooling drôlement from two corners of a foul mouth, après vient l’heure où l’épicier se prend pour Garcia Lorca [dit-il]-
lapins se sont fait la malle et rigolent bien là où ils sont.

spatula

décembre 16th, 2007

- Hey, I would love to talk to you on the phone or in person about the subject. Love. Spatula.
- Sunday afternoon?
-
Okay about 4. Can you come here ?
- Can you prepare a pot of tea
 ?
- Can you speak French ?

spoon

novembre 19th, 2007

[Il dit] On peut se faire dévorer par un livre comme on se fait dévorer par une femme. Il le répète deux fois.
[Elle dit] On se fait dévorer par soi-même.
Elle le dit dans sa tête.

Un sac de plastique abattu sur le sable comme un corps éventré.

fork

novembre 18th, 2007

- danse?
- quoi danse?
- danse comme danse.

On peux se voir un morceau demain matin dans un endroit au milieu des deux - Demain matin au milieu des deux c’est bien. C’est quoi le matin pour toi ? - Au milieu des deux, c’était dans un endroit pratique pour toi et moi, le matin, c’était 10-11 heures, mais depuis Mona Cupuncteur m’a donné RDV et on se verra plus tard…

… et moi j’aime bien l’idée d’un Saint Patron qui s’appelle Léonce et qui est Androgyne parce que je n’ai pas vraiment réussi (ni cherché) à savoir si Léonce c’était fem. ou masc.
Presenting the Co to be in for rest Too-Oh-Oh, Shotpak Inc, Es Hech Pee Qew, everyday comes out with great news, Friday’s news is still hu*jer, ShotPak Rolls currently at $0 throughout Virginia, it’s way too cheap this is no fly, Don’t Hesitate pull the trigger-

- On se fait une bouffe ?
- Sûr.

saw

novembre 17th, 2007

Eve et moi arrive pour pique-nique, planting dancing singing ekceatera earlier rather than later/ till then keep a sharp eye out.
There are thousands of simple signs already stored in - he has gone off without his shoes and the tracks of his toes are faintly visible in the thin layer of dry snow - this steep deftness defines the sort of abruptly vanished, still keeping in though unrequired elements of decomposition/ Iain has put his whole heart into this, plugging the mouth of the bettle enough, along aligned memory blocks
Wouldn’t you like to know? - Sometimes they just talk to each other, I can still hear it.
un stylo rouge une plume piquée de sang
le temps n’a rien changé
Il ne faut pas faire de bruit
Il ne faut pas faire de bruit.

pelle

novembre 14th, 2007

extrait : un après-midi en mai, Iain regarde en face, pluie pas très loin des carreaux, elle ne les touche pas, emportée par le vent vers les pierres mauves du château sur la pelouse les brins d’herbe qu’elle fait plier avant qu’ils ne s’effondrent.
ici la mer encore sous les herbes claquées les cloches des bateaux coulent parfois.

spoon

novembre 13th, 2007

The broad details of his injury are obvious, I prefer this actually as this is no place for fatuous wishes : his/ will heal and grow stronger as he ages though he will have a belt till then that will absolutely have to be glued to his belly to keep him from tearing it off. They see someone, they hang out, and that’s it.
It may have impressed the heck out of Jerry, but I need something more to impress Iain. It just isn’t Iain, as far as I know, as far as I knew, Iain only bedded down in places where there was a proximal bed and he always did so with knowledge that sleep was coming.
But sleep, even with the help of paper rows of memories, is not the same it was before they cut him out.
In the true spirit of this, I’m going to be putting my foot firmly in mouth with a daily load of now and after, infamous and unknown. He has his spunk and I hope that is enough to keep him fighting for his life.
ça marche magique dit Eve.
Vaisseaux barbouillés boue sous les trottoirs sous les voix désossées des vieux troncs le soleil craque et se réduit as/ if// like/// then/ papiers cendres adrift

fork

novembre 11th, 2007

His exit from this land is only minutes away and I want to spend every second of it with his - even if this - is also thrown into others who are suffering in ways I cannot imagine. “Maybe some scarring, but you’re gone”.
It used to be quite difficult for me not to take things personally.
D’excellentes perspectives générales se font chaque jour bridez votre impatience.
Wouldn’t you know

septembre 3rd, 2007
I Pitchfork

serein

juillet 20th, 2007

Bloc 401, il y a dans un coin une brebis qui accepte de rester seule jour et nuit enfermée dans quatre mètres carrés, murs jaunes striés de chiures, pailles verdies le chat rayé a eu un oeil crevé par la faucheuse pas de chance dit-on ici pas se rouler dans l’herbe Je veux PAS de femme dans mon jardin dit le vieux voisin à Sève, les Templiers sont de retour chaque année, de Belgique ou d’ailleurs, avec vélos et chevaux pour des pique-niques plein d’espoir- le trésor de Gisors - vous avez déjà essayé gruyère et banane?
silence
non
Les légendes sont des vautours qui coulent leurs/

leurs falling bones sous nos ongles, les perruches couinent le soir sous une étoffe rouge plus fort que les moustiques, failles brèches ratages, frôlements tectoniques noircissent quand ils se rejoignent trop précises fontanelles plaques instantanées pressions d’un doigt mordu dégoûté indécences chantiers, partages vulnérables, friches de buis vagues desséchées– créatures enfouies paradises fondus dans le bruit du mur, moisissures germes assoiffés/
brebis observe  
 

- Je vois deux crottes là -Et là -Moi je joue pas là -T’as peur pour tes pieds ? -Mais les crottes, regardez, y’en a pas le long de l’eau, ça nous fait une bande pour jouer -Moi je joue pas là -Je sais pas si vous avez remarqué, c’est des grosses crottes -Pas des crottes de caniche -Mais les caniches, y viennent, là -Peut-être, mais y chient pas, ici c’est des grosses crottes -C’est parce que les petites, tu les voies pas-
-
Ah-

 

-J’ai pas bien compris, c’est quoi, le miracle ? -C’est le cardinal, il arrive sur ses roulettes et tout le monde arrête de forniquer et se met en rang -Et toi, t’as compris quand est-ce qu’on jouait ? - Moi il me tarde de voir forniquer -Oh Belle Qui Tient Mon Vit tatatitititata et LÀ, le péché s’abat et vous êtes TOUS par terre et vous rampez avec vos instruments -En jouant ?- En jouant

 

cavernes enfumées, rien n’est plus comme demain, demain arrive vite sur une route décelée hier à cause d’un camion, Beyrouth, Larzac, une cité sur le bord de la guerre, un plateau déserté, résistances et des hommes, la manière dont ils soufflent des bougies ou des lois, treillis gris ou verts, bérets noirs ou rouges, tanks fanés /
explosions /

plumes troussées sur le cul des vautours /
Ils dorments les oiseaux.
 
square figures scarabes pathétiques les créatures à carapace portent chance lapins se sont fait la malle et rigolent bien là où ils sont

 

Larzac, Room 401, Dpt d’Amélioration Animale, elle accepte de rester enfermée seule jour et nuit dans quatre mètres carrés de murs nus, les vautours surveillent avant de couler, le roquefort parle je fais griller des côtelettes sur la place de Monredon. Je me réveille à des années lumières, les bambous claquent gentiment dans le courant d’air au-dessus de la porte, il n’est pas rentrée hier soir, les moutons bêlent vaillamment le long d’une pente hargneuse, les paniques des jours précédents confondues avec les aboiements des chiens et le gaz des camions, Barnabé s’est tiré de la maison pour la hmpfième fois, téléphoner aux voisins près de la nationale pour le guetter, deux coups au téléphone pour aller le chercher, une heure du matin, Sève s’arrête sur le chemin du retour, elle a vu x puis y, je suis z. Une dernière cigarette roulée avant la route, les questions s’étalent sous les pneus, dodo.

On dit
« serein », une humidité fine et délicate sur la terre du crépuscule- on dit aussi qu’on «attrape le mal  à la tombée du serein mais cela je ne le crois pas- ici il pleut ce soir et c’est bien la bougie brûle sur mon bureau avec le bruit des gouttes d’eau sur la bassine de métal par la fenêtre ouverte, nous avons décidé d’un commun accord de-
de la rencontre amoureuse comme événement impensable mais ça n’a pas duré- ce soir était rare et précieux.

…que le temps t’es plus léger et plus entier là où tu es. Il y a peut-être le grand aigle sauvage derrière la montagne ?
Dans le Larzac il y avait les vautours. Quand ils repèrent une proie ils se laissent tomber, on dirait qu’ils coulent comme un grand rafiot chargé, on dit fondre sur sa proie, je n’arrive pas à imaginer, pas à imaginer un vautour fondre.

tous les jours manyi

juillet 14th, 2007
Déraciner
le lien rompu
remplacer le vide par quoi ?
Chercher le nid
Pour remettre son histoire au point de départ
le point de départ et le nid sont deux côtés d’une seule face

Face à l’espace où le corps se heurte brutalement le vide

Le débord
le débord des images coulées au corps
frissons
cris poussés
ça va, toi ?
Voyage
le moto
soleil frappé
action sans but
(C’est une erreur)
c’est encore une action ?
85°
Café froid
Cœur battant et pieds tremblant
Marcher continue
Le temps s’arrêtera ?
Arrêter le temps pour respirer
Que veut dire « tranquille » dans le bruit d’air au mois de juillet ?
Poubelle
La poubelle n’est pas belle
Les belles choses jétées, détruites y débordées
Retrouver une pubelle dans une maison vide
Chose belle m’attend
Surement…
Correction
Corections et notes
Jumelles envahissent le burreau
Les vider pour que la pluie tombe au bon moment
La tension donne une nouvelle relation avec la vie
La blanche avec le grand
On n ela croise jamais dans la rue
Il me sourit en marchant
C’est aussi un contact très humain
Dans l’espace où les gens se serrent l’un contre l’autre
La parole neutre
le regard ?
Jamais
Avant le déchiffrer
On reçoit déjà son sens
C’est partir ?
Maintenant ?
c’est l’heure de partir
Si tu veux.
Partir ou ne pas partir
ce n’est pas une question
c’est une possibilité d’ouverture vers une future dont personne s’engage
Le regard bruyant
Le Silence sans regard
Embrasser les pas avancés
Avancer pour recevoir les bras d’un ami réellement présent
Sous les yeux,
Que voir ? Quoi à comprendre ?
Une histoire des nombreux et un
Une relation d’un avec les nombreux
Qulle est  la juste position ?
Quand une histoire lointaine est actuelle,
quel est l’effet de cette actualité ? 
 Ou l’histoire commence ?
Glisser le regard et les pas vers ailleurs
C’est pour décharger le poids d’une civilisation de conversation
Au contriare d’un pays où le désir de converser se cache dans le non-dit
Le corps ne se trouve pas dans l’espace
Quand s’y installe ?
Quand l’espace se réduit entre les mots,
On ne les accroche plus.
Chercher une place
La table est là, n’est-ce pas ?

j’ai du chagrin

juillet 4th, 2007

chagrin disparu plan d’action OK -
Le groupe Mazaher (Zâr) ; videos, Jilal

Bonjour Toto Toralym,
Après une période intense, départ oblige, je reviens faire un tour dans notre espace partagé - et beh, j’ai été bien accueillie avec une chorale qui danse et chante en parallèle, quelle joie après une réunion qui s’est passée pas trop mal pour moi, jugée nulle par mes collègues (qu’ils aillent se faire foutre - moi j’ai travaillé comme une dingue, ce n’est pas parfait je sais, j’ai fait des progrès par rapport au mois dernier).

Quel accueil, moi qui pensais te faire la surprise avec mes deux DVD Zajal que j’ai reçus, du coup j’ai refait une passe sur notre espace commun et j’ai été ravie de voir que cela prend forme- satisfaction.

J’ai failli - une dispute avec mes deux collègues - ça ne m’a même pas touché aux fesses - la cabane n’est pas tombée sur la tête du chien - (heureusement). Par contre je ne suis pas considérée comme jeune cadre dynamique - je suis jeune cadre dynamite (ma version, ils n’ont pas parlé de ça les zozos).

Parasol, transat, soleil, huile et crème solaire, je pars demain - emmenez-moi au pays du soleil - il semble que la misère serait moins pénible au soleil.

Le secret : plus tu prends de la bouteille au boulot, plus tu résistes aux tracas - the problème : mes stats pas exactes - conséquences des chiffres dans un misérable tableau excell - quoi de plus technique - j’ai envie de dire aucune vie mais je n’aime pas mettre cette caractéristique sur mon travail. Mon travail est vivant par moi, par ma présence, par ma voix, mes gestes, ma façon d’animer la réunion. Voilà, je ne sais pas si j’ai choisi la meilleure filière pour moi, mais, comme tout ces humains je veux gagner ma croûte, je travaille même si je me sens extrêmement plus vivante épanouissante dans un autre domaine (cet autre domaine reste à définir - Sage femme - corporel - contact - 34 ans, je cherche ma voix. Mûre c’est quoi, mûrir ou manger une mûre bien mûre derrière le mur dur en cachette, en volette, à la sauvette.

Et ton Larzac, comment ça se passe? Larzac ou gaz- à propos de l’eau dans le gaz avec Léa pirate - le jour du Seigneur a fait le nécessaire pour calmer la situation. Lundi soir, réception de la cousine porteuse des DVD Zajal, champagne, bulles, pizzas, saumons et brioches pour garnir les bouches, les yeux et les ventres - un dessert intime à la clé - et voilà c’est parti mon kiki - je suis une Déesse aux yeux de Léo pirate. A l’aise Blaise - Chaque problème a une solution - roule ma poule - et à la prochaine dispute.

Toralym, j’ai envie d’écrire pendant 3 semaines, envie - quelque chose - comme l’eau sur l’efferalgan - l’effervescence - bulles de soin, fête des pastilles de lavage pour nous pour nos lave-vaisselles, nos lave-linge. Passez votre amour à la machine, faites le bouillir, pour voir si les couleurs d’origine peuvent revenir. Chaleur - soleil tendrement chaudement tout doucement - une fleur va s’ouvrir les yeux demain à cette heure là, je serai là-bas avec ce soleil - une valse nous attend - je rêve de mon hamac multicolore que j’ai laissé en avril - il m’attend, il m’appelle - vivre doucement, ivrement dans un hamac - faire le hammam au vapeur de rose fleuri étalé à la surface de l’eau parfumé aux senteurs d’été; épicé avec du caramel en poudre, couleur caramélisé comme cette bague qui couronne ma main droite en caressant le clavier noir de mon ordinateur chic point.

A l’envers ou en verlan, tu seras Mylarot, c’est proche de Myrlène, qu’est ce que t’en dis - te regarder dimanche matin - dessiner sur le mur avec la gamine ma gamine de 4 ans - tu en avais 14 Myrlène, tes richesses sont cachés dans tes lignes- comment notre visage ne peut pas exprimer notre manière d’être - moi qui pensais que mon visage était la vitrine de mon âme.

Que dire sur ce clavier pendant longtemps - l’heure tourne, une douleur migraineuse dans mes épaules - envie de massages- calmant mes ignorances - mon avion se prépare pour demain - ma valise est ouverte pour les derniers bagages - mes fleurs attendent leur seau d’eau pour survivre - tes DVD cachés soigneusement dans mon placard blanc aéré - si je te disais j’interromps mes phrases pour partir de mon espace physique vers mon espace de transition de voyage valise, boukin, bougie, tout est prêt.

Achète-toi un portable pour que je puisse te parler - quelle idée - Larzac - pas de téléphone - pas de mail - j’espère qu’il y a des vaches et du fromage - miam du vin avec du pain de campagne énorme - tu dois te régaler.

Good bye my friend - tu verras Maya avant moi - tu seras à Paris pour la naissance.

Bisous mon Mylarot - je rentre le 2 Août.
A+++++++ = rencontre, je serais visitable à table à partir du 3 Août.

Monicy

tous les jours isabelle

juin 30th, 2007

A lbaz di lhedra tthessin/ huz leghnah i sin/ ar tilid seg lkweyyas

Ttiled i wedrar akin/ awi tibratin/ mkul ahbib hku yas

Ma llan leqlub itthinnin/ ard agh ttmektin/ aqcic lgherba thekm as. 

Faucon écoute bien mon message/ avant de déployer tes deux ailes/ sois de ceux qui comprennent/ Par delà la montagne/ emporte mes lettres/ et raconte à chaque ami/ S’il est encore des cœurs qui s’attendrissent/ qu’ils se souviennent de moi/ enfant prédestiné à l’exil.
(Si Moh Oumhand, poète kabyle, XIXe)


Les Tantes s’appelaient toutes Paulette, Paulette de Loupiac, Paulette de Souillac, Paulette de Castagnac, les lieux se ressemblaient et les Tantes se ressemblaient.
samedi 30 juin, une phrase chaque jour, le problème des paroles dit-il c’est qu’elles laissent des traces qu’on ne voit pas.
Les mots écrits restent/
mais dans quel état?

A Saint Jean de Luz il y avait deux boutiques qui se faisaient face, chacune d’un côté de la rue, dans l’une on pouvait lire "Ici, Jambon de Pays Extra", dans l’autre "Ici, Jambon de Pays Plus qu’Extra".

A Moret, Nico a réuni toutes ses forces pour inviter deux filles qui parlaient à la terrasse du café, bonjour, je voulais, je voulais vous demander, je, savoir si, enfin, c’est dur là, voilà, je voudrais vous offrir un verre, je suis au café là-bas, vous voyez?, voilà c’est fait, c’était énorme, vous demander, pour moi, vous voulez?, je vous attendrai là-bas - Toutes les vingt minutes il y a un ange qui passe.

A chaque fois qu’elle ouvre la poubelle Elise se souvient qu’elle doit la vider sur le tas de compost derrière la maison au pied du camion.
A chaque fois, Séverine dit ça daube en fronçant le nez.

"Cachorro mordido por cobra tem medo de salsicha" Chien mordu par un serpent a peur d’une saucisse dit Luis, je suis allé en prison 15 jours à cause de lui, sa femme est allée voir les gendarmes pour dire non c’est pas lui c’est mon mari qui a volé, sa femme, elle est venue me voir et elle m’a dit, c’est pas juste, je vais aller les voir et elle est allée les voir et elle leur a dit - quand je suis sorti, je lui ai dit dans la voiture, emmène-moi au restaurant, elle  a dit oh non j’ai dit si j’y suis allé et je l’ai tapé.
Après je n’ai plus parlé à personne pendant quatre ans.



l’ordre des jours

juin 23rd, 2007

J’ai acheté des bougie au lin frais, la glace choco pistache très bonne - Léo pirate l’a goûtée, est d’accord avec moi.
Pour mercredi j’apporte une rakoué et du café libanais, nous le ferons sur place. Je t’offre la rakoué et je te laisse un paquet de café. j’espère que tu as des tasses orange de Tati à 1E la tasse.
†††
Je te fais cadeau de ma phrase, en te l’offrant c’est comme remettre un oiseau en liberté, le laisser partir pour vivre - ma phrase vit mieux dans tes projets que dans un mail unidestinataire - elle prendra corps et âme quand elle atterrira au Liban - mon pays qui saigne jour après jour.
Hier après midi, j’ai été à la Rue du bac - Notre Dame de la médaille miraculeuse - pèlerinage avec mes enfants - avec une prière à travers mon chapelet - et une prière déposée dans le panier marron devant à gauche - ce panier est cueilli régulièrement par le prêtre qui prend ces intentions et les élève devant l’autel du Seigneur unis tous ensemble frères et sœurs de l’humanité pour lui demander cette paix. Ma prière : Jésus, Marie, inventer, fabriquer la paix au Liban, pour que je puisse aller voir ma famille.
Signé : Moi, tu me connais déjà, je n’arrête pas de te faire descendre sur terre pour un oui pour un non - je t’assure que c’est grave pour de vrai au Liban - fais un miracle - ça vaut le coup (enfin c’est toi qui a le dernier mot).
Seigneur, merci pour ma rencontre avec Thoralhym et Saafin, merci pour ma voisine qui m’a déposée hier à l’église avec mes enfants - merci pour la paix avec Luc - merci pour la réunion de ce matin - merci pour le passé - le présent et le futur. Seigneur Jésus, que mon cœur soit ta demeure pour toujours.
Moi en version Santa
†††
vendredi fête de St Pierre et Paul - dernier jour école de Marie - je dois la chercher à 16h30 - chouette je quitte le bureau plutôt - si tu es dispo passe me voir - tester mes nouvelles tasses de café orange avec la glace de fruit de la passion que j’ai acheté hier.
†††
Ce midi je vais avec deux copines dans un temple chinois dans le 13eme ensuite on mange chinois chez Hawai, est-ce que tu (veux) peux venir ?
†††
Tu n’a pas raté grand chose, le temple, nul.
Le resto ça va. Erreur ! Liaison incorrecte. Luc est énervé, il veut mettre les choses à plat - je passe mon entretien annuel bientôt, j’aurai peut-être une mauvaise note, il me trouve désespérante, qu’est-ce qu’il dira quand je pète, il est capable de s’évanouir, je l’emmerde quand même, il vaut mieux cela qu’une remise en cause avec déprime - les soldes sont là, je dois faire de bonnes affaires, il ne va pas me casser le moral avec ses gros yeux.
Quand il m’engueulait j’ai bien écouté ce qu’il a dit pour te l’écrire, pas pour l’écouter lui - il n’aime pas les femelles, nous sommes des nunuches pour lui le mâââle avec triple â.
Femelline moi, bisous. Erreur ! Liaison incorrecte. J’ai du chagrin.
Luc s’est plaint à mon chef - je sors de deux heures et demie de réunion avec mon chef - j’en ai par dessus la casquette - il faut aller voir ce canard le Luc - putain, vous ne pouvez pas me laisser tranquille avant de prendre mes vacances - je suis fatiguée, j’ai mes règles - mon corps est restée dans mon lit ce matin - mon âme est là à traîner mon corps lourd et fatiguée - dernier purgatoire - voir Luc - et penser à la rencontre demain avec Thoralhym - taboulé débutant - ma viande que je veux acheter et faire cuire ce soir, mes fruits que je vais cueillir dans la jardin de mon père pour être de bonne heure demain avec Thoralhym - je ne sais pas si elle a entendu la déception dans ma voix - je suis fatiguée. Erreur ! Liaison incorrecte.
Thoralhym, Nice pics.
Je suis dans mon village natal, celui de la montagne. C’est aussi vert que dans les belles photos que tu m’as envoyées. C’est la guerre et les vacances au liban. Depuis qq jours on a été à la plage.
bisous, Mounira.
Erreur ! Liaison incorrecte. Merci pour le beau moment de plaisir que nous avons eu hier - taboulé délicieux sur la terrasse - on a volé le beau temps et on a volé le plaisir - Erreur ! Liaison incorrecte. A la volette dit Monica.
Elle ne part pas au Liban.

NewO

juin 8th, 2007

Sa sortie de cette terre seulement depuis quelques minutes et je veux passer chaque seconde de ça avec lui, même si son dos pousse contre des douleurs que je ne peux imaginer. « Cicatrices peut-être, mais tu es tout au bout. »
Difficile pour moi dans le passé de ne pas prendre les choses personnellement.
D’excellentes perspectives générales se font chaque jour bridez votre impatience.
Wouldn’t you know.

Les détails de sa blessure sont très clairs, je préfère cela parce que ce n’est pas l’endroit pour les souhaits- Son dos cicatrisera à mesure qu’il vieillira, bien qu’il doive porter une ceinture jusque là qui devra être collée à son ventre absolument pour l’empêcher de l’arracher. Ils voient quelqu’un ils traînent ensemble et ça y est. Ça peut avoir impressionné Iain, mais moi il m’en faut plus. Pourtant ce n’est pas tout à fait Iain- Pour autant que je sache, que j’ai su, Iain ne se couchait que dans des lieux où il y avait un lit tout proche, et il ne le faisait que lorsqu’il sentait le sommeil venir.

Mais le sommeil, même avec l’aide de rangées de mémoire-papier, n’est pas le même que ce qu’il était avant qu’ils le fassent sortir. Dans le véritable esprit de ceci je m’en vais mettre mon pied fermement dans ma bouche avec une charge minimale et quotidienne de maintenant et plus tard- infâme ou inconnu, il a du cran et j’espère que c’est suffisant pour qu’il continue à se battre pour sa vie.

Vaisseaux dépouillés sous les voix désossées du trottoir, le soleil craque et se réduit as /
if /
like /
papiers cendres adrift- Ça marche magique dit-il.

Mille signes simples et emmagasinés, d’ici là, ouvrons les yeux, il s’est enfui sans ses chaussures et la trace de ses orteils se tait sur la neige sèche. Cette raideur délicate produit une sorte d’évanouissement abrupt, gardant encore à la conscience certains éléments non voulus de décomposition. Iain a mis son cœur là-dedans. Voudriez-vous savoir? quelquefois ils ne font que se parler l’un à l’autre. Je peux encore l’entendre.
Un stylo rouge et rien n’a changé, le temps n’a rien changé.
Il ne faut pas faire de bruit
Il ne faut pas faire de bruit
Il ne faut pas faire de bruit
Il ne faut pas faire de bruit

Tati

juin 5th, 2007

†
Bonjour les filles,
Merci pour cette belle rencontre et ces discussions autour du langage, j’ai apprécié - nous avons passé un moment de folie, c’est improvisé, c’est beau.
Saafin, merci pour ton accueil chaleureux, tu es belle avec ton ventre rond, merci pour ton safsouf délicieux, et ton café tjs prêt. La rencontre zajalloise avec Thoralhym était bien, je suis arrivée au travail (le bus m’attendait - le bureau de Luc fermé - j’ai filé en douce, et j’ai parlé à personne, Ouf, dites rien, c’est un secret. Je fantasme sur tes fleurs qui pendouillent, Saafin, je vais m’occuper un peu plus des miennes, j’irai m’acheter des "nouveautés fleuries", et je renouvellerai la terre.)
Thoralhym, je te préviendrai si je vais à Saint Julien - j’irai probablement à l’improviste, je te préviendrai à l’improviste.
En tout cas, j’essaye d’avoir le jazal dès que possible et j’attends avec impatiente la visite à ton labo. Le langage selon toi m’a bien plus, c’est intéressant ce qu’on apprend tout les jours grâce à ma Saafin de rêve.
Salut les filles
Thoralhym, le plan de numérotation a changé depuis un moment, manquent deux chiffres à ton numéro.
†††
Boire des lignes de cappuccino – c’est nouveau pour moi, c’est beaucoup dans mon style. Enfin un endroit où les doigts des autres louchent, je ne suis pas seule au monde, finalement après mes 7 morts cette vie vaut le coup d’être vécue.
†††
Les doigts qui louchent, c’est toi, manger les mots, prendre les bruits qui rappellent des mots, qui font des oreilles, tes bidules en flot naturel c’est savoureux drôle.
††
Bonjour Thoralhym
Quel est le secret des mots, j’ai lu flot naturel et me voilà épanouie et fière – pourquoi ce flot me fait cet effet, va savoir qu’est-ce qui se passe dans mes neurones, dans mon câblage intérieur pour avoir ce sentiment, je ne suis pas câble pareil, rassure-moi.
†
Fête des mères dimanche matin, je me lève à 8h00 sans faire exprès, je pense à quelque chose et souris dans mon lit, bon signe, le bonheur jusqu’au lit. Dans les périodes sombres, lever du jour rime avec merde il faut se lever je suis vivante ; dans les périodes joyeuses, avoir le sourire jusqu’à l’os, sourire le matin à son visage, sourire à mes zygomatiques, délicieux, énergétique. Dans ma tête, mettre rakoué (la casserole spéciale café libanais) à chauffer, et laisser vivre ma gourmandise - un petit pot de miel - que j’ai piqué à l’hotel 4* - il ne se vide jamais, à chaque fois je le mange, je le remplis du miel de mon père. Mon café, mon miel, mon pain au sésame qui chauffe au four, ma petite musique, et me voilà en train de voler ce petit déj de la vie avant le réveil des enfants et de Léo pirate d’amour - Ça y est j’ai mangé mon kiwi, j’ai bu mon deuxième verre d’eau - étalée sur mon canapé en cuir - regard sur les géraniums du balcon - musique qui m’emporte au grenier de la vie, grenier élevé, Jésus tu sais que je t’aime, une prière allumée dans mon cœur pour toi qui a dit aimer vous les uns les autres, j’accepte de t’aimer, de m’aimer me pardonner mes idées noirs de baby blues, belle la vie je la vie - 9h00, les enfants réveillés, venez au salon, papa fait dodo.
Une photo de mon ptit déj maternelle, une photo de la poésie de ma fille, une photo de mon délices de cartier pour parfumer mes foulards et mon cou tout les matins - une mère sentimentale c’est bien - il faut qu’elle soit là, même si elle a vécu une période sombre, elle est là quand même. Oh mère qui vit en moi, je te bénis, tu as laissé la femme surgir, et tu as su garder une place à l’enfance insouciante, Monica tu grandis, tu mûris, métamorphose.
Prochain plan : inviter Thoralhym et Saafin à boire une rakouée généreuse de café chez moi - vu sur géranium à côté de l’orchidée du salon - cette zajalloise est entrée dans mon cœur sans frapper à la porte. Au prochain RTT, je vous informe à l’avance.
Monica - ivre de la vie - vivre ivressement - vivre zajallement – s’envoler en vivant.
††
Tati Trois Mèches
Va chez Tati, trouve l’affaire du siècle en faux verre sans couleur, faux Lalique avec un cheval collé au galop contre le ventre du flacon, le vent des sabots s’engouffre dans le col et siffle des choses qui lui sont agréables, d’autres ne les trouveraient pas aussi agréables, souffle un grand coup avant d’acheter six verres à bière avec un écusson, le plaisir c’est de revenir avec le sac Tati, la grande taille– de toute manière, rien ne tient dans son petit sac de cuir beige acheté très cher au Bon Marché.
†††
Bien sûr, s’emménager notre espace cosi à nous, la chance de partager appartement virtuel en blog avec Jeune Fille Agréable, qui sent le cappuccino dans ses lignes, Monica, je le suis et je l’assume, Saint(e) Léonce ne me coupera pas l’herbe sous les pieds.
Pour notre espace, j’ai acheté des bougies "lin blanc" que j’ai offertes à zeza pour son dîner libanais slowly délicieux épicé juste ce qu’il faut - cette fille m’offre des épices de mon pays et me donne des recettes savoureuses, j’ai des compétences de cuisinière - tu mangeras tes doigts.
Bichette, je sors de notre espace, je vais te voir en chair et en os chez KYKY, pour une fois, je serais à l’heure, pour ne pas perdre une goutte de notre rencontre - love you avec Saaaafffffffffiiiiiiinnnnneee. yes!.
†
Et une bougie avec trois mèches
4 euros 3 euros 90
Je ne l’ai pas encore vue mais dès que vous avez les clefs, les filles, je vais visiter cette merveille et une photo pour le flat !
†††
Luc m’a fait des gros yeux hier, aujourd’hui, je travaille bureau fermé, je finis mon sandwich de jambon, à cause de mes beaux ballons en cristal j’ai finit la demi bouteille de vin hier, et ce matin un kilo de plus sur la balançoire.
Ou je vis en roue libre, heureuse, et je grossis, ou je fais un régime, je perds 15 kilos et je fais une déprime post partum retardée - laisse tomber - je te le jure sur les mèches de ma bougie à 3 mèches, je vais finir par t’offrir la même pour que tu te rendes compte.
Je mange ma nectarine, bureau fermé, faut encore me maquiller, et commencer à travailler - t’as vu comment je traite en priorité 1 espèce de Thoralhym que j’aime - je voudrais faire une photo de toi sur ton vélo avec la glace à l’arrière - tu veux prendre quoi comme parfum - sorbet pour éviter que moniqui redevienne grosse - elle pètera dans notre appartement virtuel - baaaaac - il faut mettre un désodorisant dans notre appart virtuel - désodorisant à la menthe.
Bonne journée Thoralhym chéri.
Saafin nous fera un taboulé succulent citronné mentholé, et tu goûteras mon café cardammonnnnnneeeeee, prépare tes papilles mon papillon.

†
Alors je commence à lire avec un sourire qui monte du ventre et j’éclate à la deuxième phrase, un rire comme ça ! Sorbet ok sans sucre sans graisse sans couleur comme les gros yeux, oh, sorbet après tout c’est mieux pour se balancer - on va se faire une série photos à mettre dans l’appart - Je suis gazeuse itou, enfance misérable avec interdiction d’émettre des gaz puis découvert la joie des pets, je me débrouille bien
On met ça où ?
Pas dans la cuisine ? -
††††
Leo Pirate
déteste, il ouvre la fenêtre, toute la nuit je pète en silence, l’odeur me dénonce, parfois je colle cela sur le dos du caca du chat. Leo Pirate pète, il le fait sans odeur, ça fait du son.
†††
Luc m’a engueulée, quand il a crié par téléphone j’ai éloigné l’appareil - j’entendais un bruit mécontent sans connaître le détail- c’est ma façon de me défendre - défendre mon âme sensible.
Entre nous, je l’emmerde.
†††
Monica, t’es Oh lala Mais là je suis Oh Zygomatick ! Ah, St(e) Léonce, sort du Placard ! C’est qui St(e) Léonce? Je sais pas mais/ elle-lui/ et moi j’aime bien l’idée d’un Saint Patron qui s’appelle Léonce et qui est Androgyne parce que je n’ai pas réussi ni cherché à savoir si Léonce c’était féminin ou masculin.
†††
Monica me va, faut quand même pas donner le nom de famille !
T’as finis ton rdv?
†††
Tu veux rire? On vient de lui coller une répétition!
Je prépare l’appart et je répète lectures. Voilà, tu peux entrer et sortir comme tu veux, t’es pas obligée de tout laver à 90° mais quand même fais attention de fermer le gaz quand tu t’en vas et ouvrir la fenêtre de temps en temps c’est pas de trop.
Essaie et fais pas tout exploser hein
†††

Merci ma coloc - je ne fais pas tout exploser - merci ma ispice de Thoralhymousse.
†††
Virtuel, c’est pas bon mot, cet espace est très matériel je trouve (Monica, arrête de…)
†††
Mais ça ne va pas, tu dessines sur les murs de notre appart, on vient à peine d’emménager, tu fais des dessins sur les murs, ils sont beaux tes dessins ma chérrrrrie, mais laisse les rideaux.
†††
Je viens de changer de nom, c’est terrible le temps passé à emménager, bosser, pas Luc derrière moi alors je faut que comme, oh, voilà Luc, je te laisse
†††
Je ne retrouve pas ton numéro de téléphone pour le mettre sur mon portable - merci de le renvoyer encore une fois -again please. Moment de panique, je regarde l’historique de nos échanges et je me sens heureuse.
†††
J’ai bu mon verre de lait, mangé ma banane - c’est la pause goûter - Luc débarque dans mon bureau - l’air gentil et calme - s’installe à côté de moi - me demande si j’ai des difficultés à produire mon travail - nous faisons des tests ensemble - je pars faire pipi - je reviens - le serveur a jeté Luc - il demande un mot de passe - le mien - Luc n’est pas là. Yes - I love mon serveur - voilà - à quoi sert la sécurité informatique.
†††
Hier la mer pas vu la mer, ce matin colloque pas ma coloc, l’avenir de la poésie fait des tentatives d’un micro à l’autre, chacun marche par tranche de 3 minutes, ça c’est hilarant, jus de fruits, café et petits gâteaux dans les fauteuils de velours rouge, garnir les bouches et les ventres, je suis cynique le matin avant 10h, demain la mer je n’aurai pas vu la mer, et dimanche 4 épisodes dans la vie de Stanislas à présenter lundi matin -
Mardi je souffle comme le Seigneur bien que pas le même calendrier, je ne sais pas ce qu’est devenu(e) St(e) Léonce.
†††
Je rédige l’addendum d’étude d’architecture - une corvée - je n’arrive pas à me prendre par la main pour démarrer quelque chose - suis-je fatiguée - suis-je blasée par ce travail - suis-je manquée de sommeil - c’est sûr, je manque de sommeil - tester mes verres en cristal Tati - avec du vin - je me couche tard.
Retour du repas, j’ai déjeuné avec un autre groupe aujourd’hui - je leur ai parlé de notre appart, ils veulent tous le visiter - j’en parlerai avec toi lundi durant notre réunion bimestrielle - j’apporterai le dossier avec l’ensemble des éléments clefs - donc merci de noter que l’ordre du jour changera en fonction des circonstances.
Je n’ai pas réussi à entrer dans l’appart car j’étais pressée - je m’occupe de Luc - ensuite je reviens à mon appart.
A+ mon Thoralhym plus.

†††
J’ai volé 5 minutes pour lire ton truc - il est super extra au parfum de la fraise tagada - bon comme le caramel, je me roule virtuellement par terre avec de la peinture rouge aux fesses, et noire au pieds pour dessiner des lignes de coccinelles capables d’envelopper 10 enfants les uns contre les autres en position bisous sur la joue. J’y serai avec vous virtuellement - je voyage déjà.
Saint Charbel et Sainte Rafqua mes deux Saint libanais, je vous demande la paix au Liban - pour que je puisse aller en vacances voir ma famille - et pour que Thoralhym puisse aller faire vivre son beau projet pour les enfants innocents du Liban -
Ils le méritent ces enfants qui n’ont rien à voir avec les conflits des grands.
†††
Je remplace Léonce par Rafqua au fond de mon coeur - hier nous avons dansé un rond de Dabké dans la rue, This message and any attachments intended solely for the addressees Inform the sender messages are susceptible to alteration
l’ordre du jour changera en fonction des circonstances.

operate days

mai 28th, 2007

About future, march april what there/ search is and/ voie totale mais -
Proie.
What absurd that is, oldmanon diggyeah so nothin against those -
job diggnation podcastpi, check/
Opposed windows operate days.
X
Fluide et voile l’ombre du thé sur la surface sweetly cabossée du grille-pain/ J’peux pas bouger, j’ai marché sur un chewing-gum/ the break of that same day, quelques bulles sur la paume de la main entre deux doigts frottés imperceptiblement des messages macabres trouvés sur des corps des têtes seules sont découvertes//
un jour/ cassé
X
slowly grinding winds following soft voiced dog howls heouwwwwwwwww chirpy winces/ Orleans feels like home/ anger charge/ a spire in the end bûcher/ New Orleans old anger, music (sounds)
………………………………. (du bruit)
………………………………. (as much as possible)
………………………………. (street fights)
……………………………….
(gang gates)
………………………………. (blasted dates)
………………………………. (feathers)
all ended in (water)
………………
(mud)
..……………. (hardened soil)
.……………. (boiled grit)

……………. (terre crue terre flesh routes of red red berries gone bad)
limon food pain, les façades resurgissent en pâle from les marécages/ never stamp your feet or cling your teeth//

in the end : succion
X
Making the world whole again through the cry of – jarring crinking, a new Luna Park, une menace entière, forlorn lichen violet stone color of gants de renard/ cloud growth accute passing of pleasure,water castle, last year’s chestnuts crackling postillons over damp grime/ grimmy beers, a neat bump.
Wind is turning, stamping green bees (very) on very mute flowers, munching deserted shouts, would be lawns on new ruins
…………………………………….……(or not so new)//
Calendula Digitalis/ Arameic as latin behind church walls beyond spread legs, I’m weak, candles pouring hot over a growing groin a growing hip/
 La Folle Pensée Les Eventrailles Val sans retour Judicael partance/ a dropped dream like scattering teeth/
one day/ rest.
X
Ronger déblayer un oiseau mort au bout d’un pieu a floppy mexican hat at four in the afternoon, bright blue carpet soft cloth on the sofa by the spire, chirping questions at sparks, mosquitoes have not yet dared to come, V’s mother was a gitan, Amin’s dishes are made of garlic and red fruit, olive oil at the very end, Steve is hugging his mum, she’s younger than him no matter what, but then, mums are not about age/ Nathalie got locked in the attic -
Huôc Nam Vi-móc, Yarma, Saha, Yermat/
at night one could still see the sun setting//
In a beeline.
X
Drops gripping the slow thread of cloudy grass gathering the sounds of dripping bells/ dégager le temps, laisser tomber le temps, égouttage constant et terriblement douteux/ les épluchures remontent la terre s’affaisse côte à côte dans un glissement frêle une buée fine et terriblement/
pénible.
Gliding softly through gleefully tedious soils/ sweating crowd like a drowned man hanged through confettis lines/ deep deep ceilings overgrown and melting away in a thick raspberry sauce blood blood bushes
VENT FORT
PRUDENCE
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Fat dripping lights of animals - calves (donc veals) - young cows (donc génisses) - older ones - wild wild old cows - old beasts long long gone into no respite - mamelles circled in red plastic red bloody bushes knotted around tits - some call it a robot/ a gâterie at the end of the lane - no overwhelming sense of living - just plain plain dessicated brown bits - like all food consumed here - endless lanes of dee/deedee/lele/legs socks shoes toes bare skin torn over cold ceramics - sardines de suie folding in dried circles//

no water anymore but still fishes.
X
8 o’clock of a new morn barely two hours sleep light rain nothing is ever the same/ barrières de papier feuilles already grown up but still pale green, peach (leaves) are good for wine, cherry (queues) are good for tea, saules (tiges) are good for baskets//
blue moons of a sea, nine oyster plates of different shapes plus two (more) in the kitchen
plus two (more) in the kitchen
X
clochers de verre compilations of fields bright bricks and no doors sheep are grazing through holes in the roof herbes fauchées et quelques pensées perdues/ les mouettes ont vieilli entre les hangars/ percées pailles secrètes un pan de (hay) rapetissé comme une fourrure feutrée/ décombres tôles//

need to remember ? all things are deceptive

X
practical fact : four days in the rain a white bob cows calves côte de boeuf/ Veals.
soon to be
in a few weeks time
a milk machine
gripping brush
to and fro
full empty

half lost
 whitish hose dripping blind drizzle pink tits (trayons) red plastic, a gâterie in the end, etc., etc.//

practical fact : a bright mexican hat (a white bob) a red tablier chopping garlic à petits coups serrés peeling tomatoes sipping purple veins/ my glass is empty.

X
Pourquoi pas ?
bodies again/ emphasizing the bruise the cut - endlessly one or the other - irréconciliables parts scavenging what is left/
then again the clash or - why not try another/-
try bond
two definite drops two swelling of cavernous chances/
jus//

he does look like a french speaking dog

X
Levant les yeux through lengh (pluriel) of grillage barring the river I see myself in front/ the other side/ over the bed/
The sun is still hard at it/ still inside/ frottements sévères/ l’espoir des chairs ouvertes encore (s)ouvertes//
Qu’ai-je appris?